Heures de formation assimilées : comment la formation professionnelle peut contribuer aux 507 heures

ARE, cessation d’inscription, plafond de 338 heures, Afdas et reprise d’emploi : les conditions à comprendre avant de compter une formation dans les 507 heures.

Intermittente vérifiant les heures de formation assimilées dans ses 507 heures

Une formation professionnelle peut renforcer les compétences d’un artiste ou d’un technicien et, dans certaines situations, contribuer à la recherche des 507 heures nécessaires à l’examen d’un droit intermittent. Cette possibilité porte le nom d’assimilation. Elle ne signifie ni que toute formation compte, ni que son financement garantit la prise en compte de sa durée. France Travail distingue la situation de la personne pendant la formation, la nature du programme, les modalités d’inscription et d’indemnisation, ainsi que la présence d’un contrat postérieur. Avant de construire un calendrier, il faut donc séparer trois questions : la formation est-elle adaptée au projet, peut-elle être financée et ses heures sont-elles assimilables ?

Qu’est-ce qu’une heure de formation assimilée ?

L’assimilation permet de retenir, sous conditions, des heures de formation professionnelle dans la recherche des 507 heures exigées lors d’un examen de droits au titre des annexes 8 ou 10. Ces heures ne deviennent pas pour autant des heures de travail salarié du spectacle. Elles sont traitées selon une règle spécifique de l’assurance chômage.

Cette distinction est importante. Une activité salariée recevable est attestée par l’employeur et relève du champ applicable aux artistes, ouvriers ou techniciens. Une heure de formation résulte d’un parcours pédagogique. Son éventuelle prise en compte dépend de conditions différentes et d’un plafond. Il est donc préférable de faire apparaître séparément, dans son suivi, les heures travaillées, les heures d’enseignement et les heures de formation susceptibles d’être assimilées.

France Travail recommande de prendre rendez-vous avec un conseiller avant toute entrée en formation afin de valider le projet et les modalités de financement. La page officielle sur l’assimilation des heures de formation professionnelle doit être consultée avant toute décision ayant un effet sur l’inscription ou l’indemnisation.

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Première situation : vous êtes indemnisé pendant la formation

Si la personne est indemnisée pendant sa formation au titre de l’ARE ou de l’ARE-Formation, France Travail indique que les heures de formation ne sont pas prises en compte pour le prochain examen de droits relevant des annexes 8 ou 10. L’indemnisation peut permettre de suivre le parcours dans de meilleures conditions financières, mais elle ne doit pas être confondue avec l’assimilation des heures.

Pendant la formation, l’actualisation mensuelle reste nécessaire. Si le programme se poursuit au-delà de la date anniversaire, France Travail demande d’activer le bouton « Réexaminer mes droits », visible 15 jours avant cette date, afin de déclencher l’étude du renouvellement. La situation de formation doit être déclarée conformément aux instructions de l’espace personnel.

Cet exemple illustre l’importance de distinguer avantage financier et effet sur l’affiliation. Une formation peut être financée et la personne peut percevoir une allocation pendant son déroulement, sans que la durée du programme complète son compteur pour le prochain examen intermittent.

Deuxième situation : vous n’êtes pas indemnisé pendant la formation

Lorsque la formation n’est pas rémunérée par le régime d’assurance chômage, certaines heures peuvent être assimilées. France Travail précise que les périodes concernées peuvent être retenues dans la limite des deux tiers de la condition d’affiliation. Lorsque 507 heures sont recherchées, le plafond est donc de 338 heures.

Ce plafond est un maximum, pas un volume automatiquement accordé. La formation doit respecter les critères applicables et la chronologie du dossier doit permettre son examen. Le total des heures de formation assimilées et des éventuelles heures d’enseignement artistique ou technique retenues ne peut pas dépasser 338 heures.

Même dans une situation théorique où 338 heures de formation seraient recevables, elles ne suffiraient pas seules à atteindre 507 heures. Il resterait nécessaire de justifier des activités répondant aux règles des annexes 8 ou 10. France Travail exige en outre une fin de contrat de travail postérieure à la formation pour examiner les droits dans ce cadre : il faut donc avoir retravaillé après le parcours.

Le plafond de 338 heures expliqué simplement

Le plafond correspond aux deux tiers de 507 heures. Il regroupe les heures de formation professionnelle assimilées et les heures d’enseignement artistique ou technique éventuellement retenues. Les deux catégories ne bénéficient pas chacune d’une enveloppe distincte de 338 heures.

Prenons trois exemples pédagogiques, qui ne remplacent pas un calcul officiel :

  • une personne présente 180 heures de formation potentiellement assimilables et aucune heure d’enseignement ; le plafond commun n’est pas atteint, mais les autres conditions doivent encore être vérifiées ;
  • une personne présente 280 heures de formation et 70 heures d’enseignement recevables ; le total théorique de 350 dépasse le plafond commun de 338 heures ;
  • une personne suit 500 heures de formation ; même si le programme répond aux critères, France Travail ne pourra pas retenir plus que le plafond applicable pour la recherche de 507 heures.

Le nombre d’heures affiché sur une convention de formation n’est donc jamais, à lui seul, une garantie. Il faut vérifier le statut de la personne pendant la formation, la nature du programme, les justificatifs et le contrat réalisé après sa fin.

Quelles formations peuvent être concernées ?

France Travail indique que la formation doit relever des livres III et IV de la sixième partie du Code du travail. Concrètement, il s’agit de la formation professionnelle continue et de la validation des acquis de l’expérience, ou VAE. La page officielle précise également que les formations proposées par l’Afdas relèvent de ces catégories.

Cette indication ne signifie pas qu’une prise en charge Afdas déclenche automatiquement l’assimilation. L’Afdas intervient notamment sur l’accès et le financement de la formation professionnelle des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel. France Travail reste l’organisme qui examine les droits à l’assurance chômage et l’application des règles d’assimilation.

Avant l’inscription, demandez à l’organisme de formation les documents décrivant le programme, les dates, la durée, les objectifs et le cadre juridique du parcours. Ces éléments sont utiles pour préparer l’échange avec France Travail et le dossier de financement.

Cessation d’inscription : une décision à ne pas improviser

Dans la situation décrite par France Travail pour une formation non indemnisée dont les heures sont susceptibles d’être assimilées, la personne doit effectuer avant l’entrée en formation une cessation volontaire d’inscription pour toute la durée du parcours. La demande doit être formulée par écrit ou lors d’un entretien avec le conseiller.

France Travail souligne que cette demande est irrévocable. Pendant la formation, la personne n’est alors pas indemnisée au titre de l’ARE ou de l’ARE-Formation. L’absence d’inscription et d’ARE-Formation exclut également l’attribution d’une aide à la formation par France Travail dans ce cadre.

Cette démarche a des conséquences financières et administratives réelles. Elle ne doit jamais être réalisée uniquement parce qu’un calcul personnel laisse penser que les heures seront assimilées. Un rendez-vous préalable avec France Travail est indispensable pour exposer la situation, comprendre les conséquences et vérifier que le projet correspond bien au cas présenté par l’organisme.

Au lendemain de la fin de formation, France Travail demande de se réinscrire via l’espace personnel. La chronologie doit être conservée : cessation avant l’entrée, formation, réinscription, puis travail postérieur permettant une fin de contrat utilisée pour l’étude.

Pourquoi faut-il retravailler après la formation ?

Pour que des heures de formation soient examinées au titre des annexes 8 ou 10, France Travail précise qu’il faut justifier d’une fin de contrat de travail postérieure à la formation. Cette exigence rattache l’étude à une activité professionnelle réalisée après le parcours.

Une personne qui termine une formation ne doit donc pas déposer automatiquement une demande en considérant que le dernier jour de cours remplace une fin de contrat. La formation n’est pas un contrat de travail spectacle. Il faut reprendre une activité et disposer des justificatifs correspondants.

Cette règle doit être intégrée dès la préparation du projet. Si aucune perspective de mission n’existe après la formation, le calendrier d’assimilation devient fragile. L’accompagnement professionnel doit porter autant sur le retour à l’emploi que sur le contenu pédagogique.

Certaines allocations n’empêchent pas nécessairement l’assimilation

La distinction ne se résume pas à « toute allocation empêche l’assimilation ». France Travail indique que des heures peuvent rester assimilables lorsque la personne perçoit pendant la formation certaines allocations ou rémunérations spécifiques, notamment l’allocation de solidarité spécifique, l’allocation de professionnalisation et de solidarité, l’aide de fin de droits ou la Rémunération de Formation France Travail.

Ces situations répondent à des règles précises. Il ne faut pas transposer cette liste à une autre allocation ni supposer qu’un intitulé proche produit le même effet. Le conseiller France Travail doit confirmer le traitement correspondant au dossier.

Conservez les notifications indiquant la nature de l’allocation perçue, les dates et les montants. Elles pourront aider à expliquer la situation pendant la période de formation.

Heures d’enseignement et heures de formation : un plafond partagé

France Travail prévoit aussi, sous conditions, la prise en compte de certaines heures d’enseignement artistique ou technique. Elles doivent être en rapport avec le métier exercé, réalisées dans des établissements admis par la réglementation, déclarées et justifiées.

Le plafond propre aux heures d’enseignement est généralement de 70 heures pour une personne de moins de 50 ans et de 120 heures à partir de 50 ans, l’âge étant apprécié à la date de fin de contrat retenue. Mais lorsque des heures de formation sont également assimilées, le total formation plus enseignement ne peut pas dépasser 338 heures pour une affiliation recherchée de 507 heures.

La page France Travail sur les heures d’enseignement artistique ou technique détaille les établissements, documents et limites. Dans un tableau personnel, créez deux lignes distinctes afin d’éviter les doubles comptes.

Financement Afdas, CPF et assimilation : trois décisions distinctes

L’Afdas présente les dispositifs et modalités d’accès à la formation pour les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel. Une prise en charge dépend de critères, de priorités, de budgets et de démarches propres. Le Compte personnel de formation peut également être mobilisé pour certaines formations éligibles.

Le financeur répond à la question « comment le coût pédagogique peut-il être couvert ? ». France Travail répond à la question « comment la situation est-elle traitée au regard de l’inscription, de l’indemnisation et de l’examen des droits ? ». L’organisme de formation répond à la question « quel programme, quelle durée et quelle certification sont proposés ? ».

Une réponse positive sur l’un de ces axes ne vaut pas validation des deux autres. Avant de signer, obtenez donc trois niveaux d’information : l’adéquation professionnelle, le plan de financement et les conséquences sur la situation France Travail. Notre page Financement aide à préparer ces questions sans confondre les organismes.

Les justificatifs à conserver

Un dossier clair doit permettre de reconstituer la période du projet jusqu’au retour à l’emploi. Conservez notamment :

  • le programme détaillé et les objectifs de formation ;
  • la convention ou le contrat de formation ;
  • les dates et le volume horaire ;
  • les attestations d’entrée, d’assiduité et de fin de formation ;
  • la décision de financement et les factures utiles ;
  • les échanges écrits avec France Travail ;
  • la preuve de cessation d’inscription et la confirmation de réinscription, si ce mécanisme s’applique ;
  • les notifications d’allocation ou de rémunération ;
  • le contrat, le bulletin de salaire et l’attestation employeur de l’activité réalisée après la formation.

Ces documents ne garantissent pas l’assimilation. Ils permettent à France Travail d’examiner une situation documentée et limitent les demandes complémentaires.

Un parcours en trois temps : avant, pendant et après

Avant la formation, définissez le métier visé et vérifiez que le programme améliore réellement l’accès à l’emploi. Prenez rendez-vous avec France Travail avant toute modification d’inscription. Identifiez le financement Afdas, CPF ou autre, puis demandez une confirmation écrite des démarches attendues.

Pendant la formation, respectez les obligations correspondant à votre situation. Si vous restez inscrit et indemnisé, actualisez-vous chaque mois. Si une cessation volontaire a été validée, conservez les preuves et suivez l’assiduité. Signalez toute modification de dates ou d’indemnisation.

Après la formation, récupérez l’attestation finale, réinscrivez-vous lorsque cela est requis et organisez le retour à l’emploi. Vérifiez que le contrat postérieur est correctement déclaré. Lors de l’étude, transmettez les pièces demandées et laissez France Travail déterminer le nombre d’heures retenu.

Les idées reçues à écarter

« Une formation Afdas compte forcément dans les 507 heures » est faux : l’Afdas et France Travail n’examinent pas la même décision. « Une formation de 500 heures apporte 500 heures » est faux : le plafond applicable est de 338 heures lorsque 507 heures sont recherchées. « Être indemnisé en ARE-Formation et assimiler les mêmes heures est possible » ne correspond pas à la règle présentée par France Travail pour le prochain examen A8/A10.

Il est également inexact de croire qu’une formation suffit à devenir intermittent. Le régime repose d’abord sur une activité salariée relevant du spectacle et sur un dossier examiné par France Travail. Enfin, quitter volontairement l’inscription sans rendez-vous préalable est risqué, car la démarche décrite est irrévocable pour la durée concernée et modifie l’accès à l’indemnisation.

Utiliser la formation comme un levier professionnel, pas comme un simple compteur

L’assimilation peut contribuer à la recherche des 507 heures, mais elle doit rester la conséquence d’un projet de formation cohérent. Le premier objectif est d’acquérir des compétences demandées, de renforcer l’employabilité et de préparer des missions après le parcours.

Construisez le projet dans le bon ordre : métier visé, compétences manquantes, formation adaptée, financement, validation France Travail, déroulement administratif, puis retour à l’emploi. Ce chemin protège mieux qu’un calcul isolé fondé uniquement sur le nombre d’heures pédagogiques.

Vous souhaitez étudier une formation en tenant compte de votre métier, de son financement et de votre calendrier ? Complétez Ma formation adaptée ou découvrez notre accompagnement. France Intermittence peut vous aider à préparer le projet et les démarches, mais la prise en charge et l’assimilation restent soumises aux décisions des organismes compétents.

Sources officielles consultées

Questions fréquentes

FAQ sur l’intermittence du spectacle

Toutes les formations comptent-elles dans les 507 heures ?

Non. Seules certaines formations professionnelles peuvent être assimilées sous conditions. La situation d’indemnisation, la nature du parcours et la chronologie du dossier sont examinées.

Combien d’heures de formation peuvent être retenues ?

Lorsque 507 heures sont recherchées, France Travail indique un plafond de 338 heures, partagé avec les éventuelles heures d’enseignement artistique ou technique retenues.

Les heures comptent-elles pendant une ARE-Formation ?

France Travail précise que les heures suivies pendant une indemnisation ARE ou ARE-Formation ne sont pas retenues pour le prochain examen au titre des annexes 8 ou 10.

Une formation financée par l’Afdas est-elle automatiquement assimilée ?

Non. Le financement Afdas et l’assimilation par France Travail sont deux décisions différentes. Les critères doivent être vérifiés séparément.

Faut-il retravailler après la formation ?

Oui, dans le cadre présenté par France Travail, une fin de contrat postérieure à la formation est nécessaire pour que les droits soient examinés au titre des annexes 8 ou 10.